Coupe du Monde 2010: des pieds et… pas de mains

Posted on 16 juin 2010 par

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Jabulani l’insaisissable, même s’il n’est pas garant d’un spectacle renversant, favorise certains bugs non programmés. Le gardien algérien, très réputé, mais dont je peine malheureusment à me remémorer l’exacte identité (!), en a fait l’amère expérience. Son plongeon, dans le plus pur style d’un Jérôme Alonzo au moignons affutés, était pourtant digne d’un saut dans le bassin de la piscine municipale.

Malheureusement, cette détente, rendue périlleuse par le poids de son training « gangsta hip hop US », a uniquement suffi à prolonger la course du ballon au fond de ses propres filets. Ou plutôt heureusement. Ce but sauve les apparences. Le spectacle de l’attrayante affiche Slovénie-Algérie peinait à atteindre des sommets. Les courageux qui ont survecu aux 79 premières minutes se sont donc bien marrés.

Décortiquer l’action au ralenti semble important pour tenter d’expliquer cette bévue… Des 30 mètres, le joueur tente une frappe désespérée qui rebondit 10 fois et arrive au bout de sa course après 10 secondes d’un long et chaotique périple. Jusque là, vous ressentez la lenteur de l’action ? Parfait. Après avoir bu son café et pris le temps de poser l’un de ses genoux à terre, le gardien de but est prêt à cueillir cette « passe » que même la reine Elisabeth aurait aisément contrôlé du pied. Le tireur a quant à lui déjà eu le temps de se replacer au petit trot au centre du terrain, conscient de la faiblesse de cette frappe. Quand soudain… Stupeur ! La ballon est dans les goals. Sa vitesse (ou lenteur, c’est selon) ne lui permet toutefois pas de faire trembler les filets.

Quoi ? Je me trompe d’action ?! Mince, je n’ai pas pu m’empêcher de vous parler de ce bon vieux Robert. Robert Green, ahahah ! Toute l’Angleterre pleure la faiblesse de ses goalies. Le reste de l’Europe s’en fend la poire, tandis que les Etats-Unis… Non, tout le monde se contrefout  du « soccer » au pays de l’oncle Sam !

Mais que la confrérie des gardiens de but se rassure. Les deux crabes mentionnés ne sont pas les seuls à s’être fait surprendre par ce maudit ballon. Une absence d’une seconde a suffi au Suisse Kuzmanovic pour devenir la risée de toute la Serbie. Sa faute de main –encore une– entraîne un pénalty. Transformé par Gyan, le « buteur » du Stade Rennais, il précipite la défaite 1-0 des hommes de Radomir Antic. Une contre-performence qui condamne déjà presque l’équipe serbe. L’erreur est humaine me direz vous. Mais avouez quand même que celle-là est plutôt bête. Kuzmanovic qui venait de faire son entrée en jeu pour faire tourner le match n’a donc pas failli à sa mission.

Point commun entre ses héros (n’oubliez pas, ici, d’accentuer la liaison) ? Les deux derniers nommés se sont publiquement excusés et jurent terriblement s’en vouloir. On les croirait pour moins. La gardien algérien a lui plus de chance. Il se partage la vedette avec l’attaquant Gezzal. Entré en jeu à une vingtaine de minutes de la fin, ce puissant panzer est ressorti par la petite porte une dizaine de minutes plus tard, expulsé suite à une deuxième biscotte jaune reçue pour… faute de main ! Décidément…

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