Du neuf avec du vieux (le retour)

Posted on 12 juin 2010 par

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Dans un précédant article consacré au retour des Vinokourov, Basso et autres repentis (Du neuf avec du vieux), nous remettions en cause le manque de « crédibilité » des champions qui font le cyclisme actuel.

« Alors que le petit monde de la bicyclette semble unanime pour dénoncer le fléau que constitue le dopage, les coureurs prennent un malin plaisir à « exploser » les chronos. Spartakus fait partie des athlètes qui ne font que renforcer le scepticisme vis à vis de ce sport.

A force de sortir d’un peloton lancé à plus de 50km/h, ce brave « Cance » centralise les soupçons. Le nom de membres de son entourage ne se veut pas rassurant, pour manier l’euphémisme.

La victoire de Cancellara dans les pavés de Paris-Roubaix attise bien des soupçons. /sports.fr

 

Voyez plutôt: si ma mémoire est bonne,  son agent  n’est autre que Tony Rominger, cycliste qu’Alex Zülle, pourtant dopé, peinait à battre… Bjarne Riis, directeur sportif de l’équipe de Cancellara, était, quant à lui, surnommé « Monsieur 60% », référence à un taux d’hématocryte qui en dit long.  Le Danois, vainqueur du Tour 1996, a, depuis, ouvertement avoué s’être dopé.

Une liste qu’il conviendrait peut-être de compléter par l’identité des sulfureux médecins que rencontre ponctuellement le Bernois.

Le bénéfice du doute profite toutefois à l’accusé.

Quête de gloire ou extase du succès, les cyclistes, comme bien d’autres sportifs, semblent prêts à tout pour marquer l’histoire. Une histoire pourtant éphémère… Simpson, Pantani ou Vandenbroucke ne sont malheureusement plus là pour en témoigner. »

Dans le contexte d’un Giro marqué par la victoire finale du désormais propre Ivan Basso (!), les déclarations de Floyd Landis sont venues confirmer, si besoin en était encore, les soupçons qui pèsent sur un sport plus perverti que jamais.

Autre polémique qui touche ce sport: notre Spartakus national roulerait avec un vélo en partie électrifié. Le dopage mécanique s’invite en une de l’actualité sportive… Explications.

Jamais à court d’arguments, le Bernois a répondu à ces accusations. Un démenti…mmh comment dire… discutable: « C’est vrai, j’ai un moteur, mais c’est… mon coeur. Mes grandes victoires sont le fruit de mon travail. Je n’ai pas besoin d’une assistance électrique pour gagner. Demain soir (le 12 juin, contre-la-montre individuel du Tour de Suisse à Lugano), vous verrez, je prendrai le départ du contre-la-montre sans moteur, et même sans batterie d’éclairage! »

La polémique n’est donc pas sur le point de cesser. Il faut bien le dire, les performances de certains cyclistes rendent légitimes ces interrogations.

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Posted in: Cyclisme